Des chiffres sur les problèmes de propreté dans le 16ème

Voici le détail des problèmes signalés dans le 16ème sur l’application Dans Ma Rue depuis sa création en 2012 :Stats DansaRue 16eme

Source : LCI. Voir la carte interactive des signalements par arrondissement.

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Projet Trocadéro – Champ de Mars : Compte-rendu de la réunion de concertation du 10/7/19 à la Mairie du 16ème

Photo 10-07-2019 20 58 01 (1)

Passy-Seine s’était déplacé pour couvrir cette manifestation avec six membres qui se sont répartis dans les six ateliers proposés sur les thèmes de la circulation et des services aux usagers. Nous étions tout à fait en phase avec la presque centaine de résidents de Passy et du Champ de Mars qui avaient également répondu présents.

Il ne nous a pas échappé que ce projet était politique pour la Maire de Paris, les municipales approchant. De son coté, Danièle Giazzi, Maire du 16ème, qui nous recevait, n’était pas en reste en se disant ravie de recevoir des mails  des habitants sur le sujet… 

« Comptez-sur moi pour faire respecter l’environnement du 16ème  » D. Giazzi

En tout cas nous ne priverons pas de prendre au mot notre maire d’arrondissement !

Au delà de cela, voici ce que nous avons pu tirer de cette réunion :

Plus, ou pas plus de visiteurs ? 

L’équipe technique du projet était bien représentée : le Directeur Jean-François Mangin, une architecte de son équipe, une paysagiste du cabinet lauréat du projet… Ils sont revenus sur le but du projet : celui-ci n’est pas d’augmenter la fréquentation  mais « de redonner au site la pureté originelle du paysage » et « de rendre la visite plus agréable » …

L’intention est appréciable – et appréciée – par les habitants présents, mais toute amélioration d’une chose augmente sa demande ! A cette objection, un membre de l’équipe a mis en avant les animations thématiques envisagées comme, par exemple,  un « festival des jardins » qui attireraient un public différent (sous entendu plus respectueux)… On peut légitimement douter que ces animations soient suffisamment nombreuses  et spécialisées pour que le public s’auto-sélectionne. Et si c’était le cas, cela reviendrait à créer un lieu élitiste qui ne correspond pas à l’orientation politique de la Ville.  il y a donc un vice profond dans l’affirmation du maintien du niveau actuel de fréquentation. C’est une question clé pour l’appropriation du projet par les riverains.

Rétropédalages

D’emblée l’équipe du projet a, dans son introduction, semblé reculer face à certaines critiques déjà émises dans les précédentes consultations (à la Mairie du 15ème, au Pavillon de l’Arsenal, sur le site web du projet). Une certaine prudence était effectivement perceptible dans le discours,  Jean-François Mangin et son équipe se voulant rassurant en répétant que les plans publiés n’étaient qu’une esquisse d’architecte, mais que les détails n’étaient pas encore décidés, signe peut être qu’on se laisse la possibilité d’aviser en fonction des événements.

Dans cette logique sans doute, on nous annonce que le projet se fera par étapes :

  1. Etude d’utilité publique – électronique – à l’été 2020,
  2. Début des travaux en 2021 et première partie d’aménagement pour 2024 et les JO, coté Champs de Mars, logiquement,
  3. Aménagement complet pour 2030.

Rétropédalage sur le stationnement des autocars :

Il n’y en aura finalement pas avenue Georges Mandel suite aux protestations des riverains (officiel, au micro),  ni boulevard Delessert (admis en aparté). Où alors vont ils se garer ? Il nous a semblé que les représentants du projet ne prenaient pas vraiment la mesure de ce problème. Certains ne considéraient que les bus de visite régulière de Paris, tels ceux à double étage, mais ignoraient ceux, beaucoup plus nombreux, des voyages organisés qui stationnent en attendant le retour de leurs passagers. On nous a répondu alors que la Ville aimerait des petits cars électriques comme ceux de la Fondation Vuitton. D’accord, mais il faudra bien aller chercher les touristes près du parking de leurs grands cars et où stationneront ils ? Ailleurs dans Paris ? En banlieue ? Cela ne ferait que déplacer le problème. Les faire venir en métro ? Les stations du quartier sont déjà saturées. Pour beaucoup d’habitants ce débat a été l’occasion d’exprimer leur souhait, non pas de déplacer, mais de réduire le nombre d’autocars de tourisme dans Paris. L’équipe ne semble pas avoir encore travaillé la question.

Rétropédalage sur les « événements » ?

Les scènes et tribunes « événementielles » pour 12 000 personnes autour du bassin et/ou de la place du Trocadéro seraient abandonnées, mais ceci n’a été concédé qu’en aparté. Le sujet des animations, sources de dégradations, de bruit et donc d’incivilités pour les riverains, n’a pas été suffisamment abordé.

Des débats, malgré tout, de bon niveau

Le public s’est ensuite réparti en groupes d’une quinzaine de personnes dans 6 ateliers autour des plans détaillés du projet. Les discussions étaient passionnées car le sujet touche à nos conditions de vie. Il faut dire que l’acoustique de la salle des fêtes de la Mairie du 16ème n’était pas du tout adaptée à la situation et n’a pas facilité le travail des animatrices de l’agence Ville Ouverte. Après quelques éclats de voix et le départ précoce de quelques opposants de principe, les débats sont malgré tout rapidement devenus constructifs et de bon niveau pour échanger questions, critiques et propositions.

Les habitants ont exprimé essentiellement leur crainte que la suppression de voies de circulation fondamentales et l’accroissement de la fréquentation ne créent deux graves difficultés :

  1. Congestion des quartiers bien en amont du site (par exemple rue de Passy, rue de la Tour, rue Raynouard, rue de Lubeck lors de la dépose aux écoles le matin),
  2. Saleté, insécurité et bruit.

Ils ont émis beaucoup de propositions. Nous n’avons pas tout pu noter (l’agence Ville Ouverte a des centaines de post-it à exploiter), mais on peut citer  quelques sujets qui intéressent tout particulièrement Passy :

Amphithéâtre de verdure

Amphtéatre de verdure

© 2019 Ville de Paris

La mise en valeur du terre-plein central de la place du Trocadéro a suscité beaucoup d’intérêt et de propositions.  Le projet prévoit de le relier à l’esplanade et de le valoriser.  L’idée des paysagistes est d’en faire un « amphithéâtre de verdure » en gradins offrant une vue perspective plus profonde à travers les ailes du Palais de Chaillot, sur le bassin, le pont arboré, la Tour Eiffel, le Champ de Mars et l’Ecole Militaire, en reculant la statue du Maréchal Foch vers le nord-ouest de la place. Les participants aiment l’idée générale, mais ont trouvé son contenu insuffisant au regard du bouleversement envisagé (de la circulation, voir plus bas) : si cet espace central qui est aujourd’hui inutilisé est aménagé, il faut que cela en vaille la peine. Il ne doit pas rester un lieu banal et nu : on peut imaginer par exemple un kiosque restaurant comme il en existe aux Tuileries afin que les gens puissent déjeuner agréablement… Ceci pourrait intéresser les établissements de la place pour y étendre de jolies terrasses, plutôt que les « food trucks » annoncés (ah les anglicismes de nos dirigeants…).

Casse-tête pour la circulation place du Trocadéro

Plus problématique et conséquence directe de l’aménagement précédent : la circulation place du Trocadéro. Pour intégrer le terre-plein de la place au futur parc, le projet prévoit de supprimer la circulation coté sud-est  le long de l’esplanade et de mettre à double sens la partie restante au nord-ouest. Ce plan, non seulement diviserait par deux la capacité d’absorption de la place, mais surtout obligerait les voitures venant de la rue Franklin et de l’avenue Paul Doumer  à couper la circulation en sens opposé pour tourner à gauche vers les avenues Georges Mandel, d’Eylau, Poincaré et Kleber. Le projet prévoit une voie dédiée pour tourner à gauche avec, probablement, 4 feux pour les laisser passer.

Place du Trocadéro

© 2019 Ville de Paris

Alors comment relier ce terre-plein jusqu’à l’esplanade sans engorger la circulation ?

D’ailleurs doit-il obligatoirement être relié à l’esplanade, vu ces contraintes ? Pourquoi ne pas plutôt aménager le terre-plein en gradins, tel que cela a été imaginé, SANS pour autant le relier à l’esplanade, ceci pour éviter l’engorgement automobile, et en améliorant éventuellement l’accès piéton (aujourd’hui passage protégé par un feu face à l’av du Pt Wilson) ? Pour ce qui d’un souterrain, on nous rappelle que le sous-sol est déjà parcouru par les nombreux couloirs du métro, mais a-t-on approché la RATP pour justement étudier leur utilisation ? On peut aussi imaginer une élégante passerelle (coté cimetière pour ne pas briser la vue) …

Proposition-Alternative-Trocadéro

Proposition de Tracy 

Et pourquoi pas au contraire,  comme suggéré par Tracy sur le site web de la concertation, réduire le terre-plein pour agrandir l’esplanade tout en laissant la circulation en rond point ? Soyons créatifs !

D’une façon générale, concernant la place du Trocadéro,  il est impératif pour les habitants présents de remettre complètement à plat cette partie du projet, « amphithéâtre de verdure » et plan de circulation.

Ne pas oublier les piétons et les autos en bas de Passy

Le bas de Passy à 20 mètres en contrebas est déjà très enclavé par ses escaliers, la Seine et un pont Bir-Hakeim très difficile d’accès. Ses 4000 habitants risquent de se trouver encore plus isolés du reste de l’arrondissement et de la rive gauche.

Un escalator descendant au métro Passy

La station de métro Passy est déjà très fréquentée par les visiteurs de la Tour Eiffel qui s’y rendent via le Pont de Bir-Hakeim pour les photos magnifiques qu’il offre. Il est évident qu’avec le projet, la fréquentation du métro Passy va s’accroître considérablement. Or la configuration de cette station est très particulière, à mi hauteur d’une falaise, enclavée dans une rue de l’Alboni en escalier qui la prive d’ascenseur à la différence des autres stations aériennes de la ligne 6. Un escalator descendant, symétrique à l’appareil existant à la montée, sera indispensable pour desservir et la rue et la station. Il faut l’inclure dans le projet, en collaboration avec la RATP.

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Reconstruire la passerelle d’accès au Pont de Bir-Hakeim

De même les visiteurs sont déjà très nombreux à emprunter depuis le métro la passerelle très fatiguée qui mène au pont de Bir-Hakeim par dessus l’avenue Kennedy.

passerelle Kennedy

A chacun des nombreux événements qui existent déjà (marathon, feu d’artifice, etc.) elle fléchit sous le poids des visiteurs. Elle n’en supportera pas plus et effondrera sûrement ! Elle doit être complètement rénovée.

Maintenir la demi volte avenue de New-York

Autre point concernant les voitures : il faut maintenir la demi volte avenue de New-York à l’entrée de la Place de Varsovie qui permet de faire demi tour en venant de la Voie Pompidou par le sud ou en arrivant du Pont de Bir Hakeim. Quand la Place de Varsovie sera interdite aux voitures, cela sera le seul moyen d’accéder aux rues Le Nôtre, Beethoven, des Eaux, Frémiet, Charkes Dickens, René Boylesve, d’Ankara, Marcel Proust, du Général Mangin…

Demi volte

Fermer le site la nuit, comme aux Tuileries

Pour en revenir à l’ensemble du projet, coté hygiène et sécurité, le service de nettoyage n’a pas encore été imaginé… de même pour le gardiennage… Des participants proposent de fermer la nuit le site pour réduire insécurité, saleté et bruit, comme aux Tuileries. Cher ? A comparer avec ce qui se pratique déjà dans les jardins du TRocadéro et du Champ de Mars la nuit. C’est donc essentiel ! Sinon, il faudra un nombre conséquent de gardiens jour et nuit. A-t-on une chance sérieuse de les voir  un jour ?

Plus prosaïque : les toilettes. Aujourd’hui, nous avons honte que notre ville ne permettent pas aux visiteurs ainsi qu’aux passants d’accéder à cette fonction élémentaire. Il n’y a qu’à voir la file d’attente à l’édicule du Champ de Mars. Et que dire des épanchements des fêtards de plus en plus nombreux ?

« Vous savez, après minuit, tout le monde fait ça » – Clémentine

… C’est ce que nous disait une jeune étudiante – pourtant plutôt chic – tout récemment…

Il est indispensable de dimensionner largement le nombre de toilettes. Cela à l’air d’être le cas dans le projet, dont acte. Reste à choisir le bon principe d’utilisation (gratuit, payant, avec du personnel ou pas…) et le bon gestionnaire, comme dans les gares, pour maintenir leur propreté.

En bref…

D’une façon générale, les riverains apprécient l’idée d’un parc plus beau et plus grand. Certains en seraient même fiers.  Mais ils ont deux préoccupations très claires :

D’une part, l’engorgement de la circulation jusque très au delà du périmètre du projet. Pour cela il faut élargir l’étude d’impact à tout le 16ème au nord de la rue de Boulainvilliers, ainsi qu’au quartier du Gros Caillou et à celui de Grenelle. 

D’autre part, ils craignent avec l’affluence et les animations l’explosion des incivilités : saleté, bruit, insécurité .

En bref, un parc plus beau, plus propre et plus sûr oui ! La multiplication des animations et l’engorgement de la circulation, non !

Soyons nombreux à la réunion de concertation du 10 juillet sur le projet Trocadéro – Champ de Mars

Suite à la demande pressante des habitants, une réunion supplémentaire de concertation est organisée le 10 juillet à 19h par les responsables du projet, cette fois à la Mairie du 16ème. Il faut dire que nous avions été très surpris de l’absence de nos élus d’arrondissement lors de la précédente séance. Or de nombreux points du projet posent question du fait de l’affluence que va créer un tel parc dans un lieu aussi emblématique. Il est par exemple envisagé de garer les cars de tourisme jusqu’en haut du bd Delessert ainsi que sur le terre-plein de l’avenue Georges Mandel. Les moyens de nettoyage et les toilettes seront ils suffisants  sur le parc et alentours ? Quelle surveillance ? Quels équipements de transport collectifs supplémentaires pour absorber le surcroît de fréquentation, notamment au niveau du métro Passy et de l’avenue Kennedy ? Etc.

Bref, un beau parc, mais qui doit tenir compte des habitants.

Pour cela nous devons faire entendre nos voix . Venez vous informer et vous exprimer à la réunion du 10 juillet. Renseignements pratiques sur https://www.concertationsitetoureiffel.fr/atelier-participatif-nouvelle-date/ 

Projet de grand parc Trocadéro – Champ de Mars : qu’en pensez-vous ?

Vue d'artiste d'ensemble

La Ville de Paris prévoit de relier la Place du Trocadéro à l’Ecole Militaire en un seul grand jardin continu, transformant ainsi en espace vert une partie du rond point du Trocadéro, la place de Varsovie, le pont d’Iena lui même et le carrefour qui fait face à la Tour Eiffel.

Il s’agit donc d’un projet de grande envergure au voisinage immédiat de notre quartier. Il semble que le but soit d’améliorer l’expérience des touristes. mais quid des riverains ? Quel en serait l’impact pour les habitants de Passy coté Seine ?

Ne jugeons pas trop vite. Il pourrait être bon (bel et grand espace vert, rénovation des équipements collectifs coté métro Passy et pont de Bir-Hakeim, qualité de l’air, valorisation du quartier…) ? Ou mauvais (embouteillages,  multiplication des cars, insécurité, déchets, moins d’autobus, multiplication des locations meublées…) ? Ou les deux !?

Pour se faire une idée et  faire pencher la balance du bon coté (car le pire n’est jamais sûr) nous avons tous intérêt à nous informer de près et à  donner notre avis. Et c’est possible.

Des moyens pour nous informer et nous exprimer

Il existe des moyens pour cela. Dans la presse, comme par exemple ce premier article du Parisien qui contient d’autres vues d’artiste.

Sur le site spécial de concertation du projet qui contient beaucoup d’informations précises sur la démarche et son aboutissement. Nous vous incitons vivement à le parcourir.

A partir de cela, vous aurez la possibilité d’y donner votre avis dans la partie « contribution en ligne« . N’hésitez pas. Attention la consultation en ligne se termine le 13 juillet. Vous pouvez aussi participer aux réunions publiques. la prochaine est le 25 juin. En tous cas, cela se passe maintenant. Il est aussi très intéressant de lire les contributions déjà publiées par d’autres. Elles sont plutôt de bon niveau.

Enfin, pour insister et pour que soit encore plus pris en compte l’avis des résidents, vous pouvez lire et éventuellement signer cette pétition lancée par des habitants (indépendamment de notre association). Certes, le site de pétition est un peu fastidieux car il faut visualiser une dizaine d’autres thèmes avant de valider sa signature, mais le texte est constructif.

Et enfin partagez votre opinion avec les autres habitants de Passy coté Seine sur ce blog !

 

 

 

 

Début d’ouverture à la Mairie de Paris à l’occasion du dépôt de la pétition pour le grand escalier de l’avenue du Parc de Passy

Grâce aux 1300 signatures de la pétition pour le grand escalier, les représentants de l’association Passy-Seine, ont été reçus le 9 mai dernier par le directeur de cabinet de Christophe Najdovski, adjoint d’Anne Hidalgo pour la voirie, les transports et les espaces publics en présence notamment de Pierre-Alain Weill, conseiller municipal du 16ème et des hauts fonctionnaires chargés de la voirie.

Deux sujets ont été longuement discutés : d’une part la rénovation du grand escalier avec demande de liaison mécanique, d’autre part l’état de délabrement de l’espace compris entre le métro Passy et le pont de Bir-Hakeim.

Grand escalier de l’avenue du Parc de Passy : un budget pour la remise en état et une étude pour faciliter la liaison

L’association a expliqué l’isolement du bas de Passy cruellement ressenti par les personnes âgées, avec enfants ou à mobilité réduite.

IMG_2036Situation aggravée par l’effondrement d’une partie du grand escalier.

Les responsables de la voirie ont alors indiqué qu’un budget de plus d’un demi-million d’euros était prévu pour la réfection de l’escalier à l’identique.

Pour les habitants, le futur chantier doit absolument être l’occasion d’aménager l’escalier pour qu’il soit plus facile à emprunter. C’est la demande de liaison mécanique contenue dans la pétition. Passy-Seine a évoqué plusieurs idées : escalator, ascenseur comme on en voit dans beaucoup d’endroits dans Paris… La Ville a répondu que les installations mécaniques extérieures tombent souvent en panne ce qui les rend très coûteuses à entretenir… Rien n’est décidé donc, mais des options sont sur la table qui vont faire l’objet d’une première étude technique. L’association restera partie prenante aux réflexions. En attendant l’association a insisté pour que soit d’urgence réparé le bas de l’escalier et toutes ses parties dangereuses sans pour autant que cela n’engage la solution définitive.

Parcours métro Passy – Pont de Bir-Hakeim : des améliorations cet automne

L’association a montré, photos l’appui l’état de délabrement de la passerelle – indispensable – reliant la rue de l’Alboni au Pont de Bir-Hakeim ainsi que celui de ses alentours immédiats : IMG_1952trous et racines des trottoirs ayant provoqué des chutes avec le témoignage d’une adhérente victime, présente à la réunion, mobilier urbain tordu, saleté des piliers et des lanternes du viaduc, état de la voie cyclable vers le Trocadéro …

Tout cela est dangereux et aussi honteux vis-à-vis des nombreux touristes, en contraste étonnant avec les aménagements en cours à l’autre extrémité du pont, côté 15ème. La direction de la voirie a reconnu la nécessité de réagir. La restauration de la ligne 6 sera l’occasion d’améliorer l’espace couvert par le métro. Les lampadaires seront nettoyés. Une première équipe de nettoyage est à la suite de la réunion d’ailleurs venue fin mai commencer le travail en bas de la rue de l’Alboni. A l’automne la zone du feu tricolore et de la rambarde qui sont en mauvais état devraient être réparées. Pour l’état du trottoir, responsable de chutes, et pour la passerelle, des demandes seront présentées au budget 2020.

Pour résumer cette rencontre :

  • Nos demandes sont légitimes
  • Dès l’automne des travaux seront réalisés pour améliorer le débouché du pont de Bir-Hakeim côté 16ème.
  • La passerelle et le trottoir déformé par les racines feront l’objet de propositions de la Voirie dans le cadre du budget de 2020.
  • Les habitants du quartier, à travers leur association, seront associés à l’étude de la rénovation ou de la transformation du grand escalier de l’avenue du Parc de Passy.

A suivre…. de près

Faites comme chez vous… ne jetez rien par terre

Nous étions seize samedi, de 7 à 77 ans, en gilets orange,  à nettoyer les rues pour montrer notre refus de la saleté. Un grand merci à tous ceux qui ont participé pour leur énergie !

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Record battu avec 28 rues nettoyées : non seulement le le bas de Passy jusqu’à la rue Le Nôtre, mais aussi la rue Raynouard, la rue de l’Annonciation et la rue de Passy.  Certains ont même poussé en dehors du plan prévu jusqu’au jardin du Ranelagh…

Itinéraire 2

Cette fois-ci nous nous étions associés à l’opération « rue de l’Annonciation sans mégot » initiée par les services de propreté. Dans notre élan nous avons essayé de ramasser 100% des mégots sur toutes les rues du parcours. Pas facile, même avec des pinces. La quantité était incroyable ! Parfois 20 au mètre carré et souvent quelques heures seulement après le nettoyage.

2019_1_Défi sans mégôt.fw

Heureusement de nombreux passants nous ont interpellés pour exprimer  leur solidarité et leur ras le bol des comportements inciviques. Tous ceux qui sont sensibles à la qualité de leur quartier peuvent rejoindre l’association sur la page Contact. Ensemble nous conquerrons le droit à un environnement propre.

Aux autres, nous disons venez, profitez de ce beau quartier et faites comme chez vous… ne jetez rien par terre !

Demandez votre PassCulture16

image-pass.pngChers Adhérents,

Petit rappel de notre commission Culture à tous ceux qui n’ont pas encore demandé leur PassCulture16 à la Mairie d’arrondissement et que nous incitons vivement à le faire :

Muni d’un justificatif attestant d’un lien avec l’arrondissement vous obtiendriez gratuitement ce sésame donnant un accès privilégié à 22 équipements culturels publics ou privés de l’arrondissement en offrant des réductions tarifaires significatives. Il s’agit d’une carte nominative réservée aux habitants du quartier pour bénéficier à chaque visite d’un tarif réduit : cinéma, théâtres, musées, centre d’animation…

Tous les détails sur : https://www.mairie16.paris.fr/mes-demarches/05-affaires-generales/certificats-et-legalisations-de-signature/le-pass-culture-16-112

 

 

+ de 1000 signatures pour l’escalier de l’avenue du Parc de Passy. La pétition va être déposée.

IMG_2137La pétition réclamant la reconstruction complète et l’équipement de l’escalier de l’avenue Parc de Passy, aujourd’hui en ruine, vient d’atteindre le score inattendu de 1009 signatures.

Preuve de son impact avant même sa publication, et après 3 mois d’alertes, un dispositif anti-chute a été installé la veille même de l’assemblée générale de Passy-Seine…

Rendez-vous vont donc être demandés aux principaux responsables municipaux, élus quels que soient leurs bords, et aussi directeurs techniques, pour leur déposer la pétition et les interroger sur leurs intentions.

Les 1009 signataires et les 4000 habitants concernés seront très attentifs aux réponses données.

Et si cela ne suffit pas, les adhérents sont convenus hier d’un plan d’action gradué…

A suivre très bientôt

Ecoutez l’opéra composé et écrit par Rousseau aux Eaux de Passy en 1752

Jean-Jacques Rousseau, musicien à Passy avant d’être philosophe à Paris.

imagedevinduvillageFrance Musique a consacré l’émission Musicopolis du 31/01/19 au « Devin du Village », l’opéra qu’il a écrit et composé lors de ses nombreux séjours aux Eaux de Passy, établissement thermal  – et de plaisirs – occupant alors une grande partie de l’espace situé entre les actuelles rue Raynouard et avenue du Président Kennedy.

JJ Rousseau aux eaux de Passy - Lavis et mine de plomb de Maurice LELOIR

Rousseau aux Eaux de Passy

(Lavis et mine de plomb de Maurice Leloir)

Vous pourrez découvrir cet opéra et profiter des commentaires précis d’Anne-Charlotte Rémond sur https://www.francemusique.fr/emissions/musicopolis/1752-jean-jacques-rousseau-creation-de-son-opera-le-devin-du-village-68761

Nouvelles de la pétition pour l’escalier de l’avenue du Parc de Passy

img_2050.jpg782 signatures, en ligne, dans la rue et dans les halls d’immeuble…

Merci à tous ceux qui se sont déjà mobilisés.

Pour autant, tout est encore dans l’état. Le risque d’accident reste quotidien dans cet escalier.

Nous continuons la collecte jusqu’au 21 février, date de notre AG.

D’ici là atteignons 1000 :

Faites suivre le lien vers la pétition à vos proches https://www.change.org/p/m-najdovski-m-passieux-rompez-l-isolement-du-bas-de-passy ! (et dites leur de persévérer sur le site de pétition, il faut visualiser de nombreuses pages avant de valider la signature)

Signez la pétition : « Halte à l’isolement du Bas de Passy ! »

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L’escalier de l’avenue du Parc de Passy tombe en ruine ! Déjà plusieurs accidents !

C’est le moment de réfléchir à la réalisation d’une liaison mécanique pour le compléter.

Ce dispositif indispensable permettrait aux mamans rejoignant le parc de Passy avec enfants, poussettes et trottinettes de ne plus risquer une chute grave et aux personnes âgées de notre quartier d’atteindre le haut de Passy et ses commerces.

Soutenez cette pétition pour que la Ville de Paris lance les études techniques nécessaires. Nous l’adressons à Monsieur Christophe NAJDOVSKI, Adjoint à la Maire de Paris chargé de la voirie, des déplacements et de l’espace public et à Monsieur Eric PASSIEUX, Chef de la Section Territoriale de Voirie Sud-Ouest de Paris.

Plus nous serons nombreux dans cette pétition, plus nous serons écoutés !

Cliquez ici pour accéder à la pétition en ligne et la « signer »

Comme nous utilisons pour cette pétition un service gratuit, vous verrez de nombreux autres sujets qui ne nous concernent pas, mais  que vous pourrez sauter.

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Retenez la date du 21 février 2019 pour l’AG de Passy-Seine

La prochaine Assemblée Générale de l’association aura lieu le 21 février 2019 à 18h00 à la Maison de la Vie Associative et Citoyenne du 16ème, 14 avenue René Boylesve. Nous comptons sur la présence de tous les adhérents pour faire le bilan des actions de l’année et discuter de celles à venir.

D’ores et déjà vous pouvez adhérer ou renouveler votre adhésion à l’association pour 2019 sur ce formulaire électronique : https://goo.gl/forms/N6wUwMWKkSVGvqYx1 . Cela prend 3 minutes.

Accident dans l’escalier de l’avenue du Parc de Passy : 2 blessés et le risque persiste.

Deux jeunes ont chuté de plusieurs mètres à la suite de l’effondrement d’une balustrade en pierre. Ils sont sérieusement blessés.

Suite à cet accident, des barrières vertes et blanches ont été installées par les services municipaux pour empêcher l’accès à l’escalier et éviter d’autres accidents, mais sans explication, et des personnes les ont déplacées pour accéder quand même au haut de Passy.

ATTENTION, d’autres morceaux de balustrade sont extrêmement instables (voir en vidéo) et risquent de s’effondrer à leur tour, en particulier en montant à droite, mais peut être aussi en d’autres endroits. NE VOUS APPUYEZ PAS SUR LES BALUSTRADES.

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Nous avons informé l’école de la rue Chernoviz pour qu’elle prévienne du danger les enfants et les familles qui empruntent quotidiennement l’escalier. Plusieurs adhérents de Passy-Seine ont déposé des mains courantes au commissariat de l’avenue Mozart  pour dénoncer le problème et nous incitons le maximum de personnes à faire de même. Nous avons aussi pris contact de nouveau avec la Mairie de l’arrondissement pour qu’elle s’empare enfin sérieusement du dossier.

L’Association Passy-Seine avait déjà alerté dans le passé la Mairie sur le mauvais état général de l’escalier, notamment des bordures en fer mal ajustées aux marches et qui sont des pièges pour les pieds. Nous réclamons une remise en état sérieuse de l’ensemble et non de petites réparations partielles ou bâclées comme ce fut le cas au printemps dernier après la chute de plusieurs arbres. La Mairie d’arrondissement et la Mairie de Paris se renvoient la balle, mais nous demandons à nos élus locaux de porter le problème et d’obtenir les solutions.

 

Rappelons que les usagers demandent aussi un système mécanique permettant aux mamans avec jeunes enfants, aux personnes âgées ou chargées un accès plus aisé au haut de Passy, pour leurs courses, aucun commerce n’existant dans le Bas-Passy en dehors de l’épicerie de Michel.

Nouvelle conférence sur l’histoire méconnue du Bas-Passy le 7 novembre

La Société Historique d’Auteuil et de Passy et l’association Passy-Seine renouvellent leur conférence sur l’histoire de la partie basse du quartier de Passy située entre la rue Raynouard et la Seine. A quoi ressemblait ce quartier ?  Qui étaient ses habitants ? De quoi vivaient-ils ? A partir de recherches, de documents d’époque et de reconstitutions visuelles, les conférenciers évoqueront en détail l’impact de son relief, ses vignes, ses châteaux, ses célébrités, ainsi que son établissement thermal particulièrement couru, ses raffineries de sucre, et même le quartier général américain et le ministère dont il fut le siège…

View from the terrace of Monsieur Franklin

Depuis la terrasse de Benjamin Franklin le  21/11/1783

Conférenciers : Hubert Demory, Président délégué de la Société Historique d’Auteuil et de Passy et Didier Auger, administrateur de Passy-Seine

La conférence aura lieu le 7 novembre 2018 à 18h à la Mairie du 16ème, sous le patronage des élus de l’arrondissement. Elle est gratuite sur invitation. Si vous souhaitez recevoir une invitation, merci d’envoyer un message à l’association en précisant « conférence » avec vos coordonnées, en cliquant sur ce lien : Contact

Ces coordonnées ne seront en aucun cas transmises à aucune organisation publique ou privée par l’association Passy-Seine.

Souvenirs de la fête de la musique de Passy-Seine

21 Juin 2018, avenue Frémiet : Une nuit du solstice d’été hors du commun, une fête de la Musique aux dimensions internationales.

IMG_2403Organisée par Michel l’épicier et l’Association Passy-Seine, la fête de la Musique a été, cette année, un grand moment de partage, de convivialité et d’amitié autour de la musique qui ne connait pas de frontières.

IMG_2356Rencontre entre la musique et l’énergie des habitants en toute simplicité, cette soirée a honoré les valeurs d’ouverture aux différentes cultures ainsi que celles de partage et de rassemblement avec le thème, « Vivre ensemble la  musique » dans notre quartier.

IMG_2436L’association Passy-Seine a pu à cette occasion créer des liens entre nouveaux, anciens et futurs adhérents.

IMG_2380.jpgDe la musique sud-américaine avec un orchestre péruvien au jazz manouche sans oublier l’arrivée très remarquée des belles danseuses thaïlandaises dans leur Rolls Royce blanche décapotable, Michel avait tout prévu, et même de délicieuses salades, du rosé bien frappé et autres boissons fraîches et quelques pâtisseries concoctées et offertes par les membres de l’association.

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Petits et grands, voisins et amis du bout du monde de passage dans l’avenue, tous ont passé une excellente soirée et dansé jusqu’au bout de la nuit …

Plus de belles photos sur le blog de notre ami Jean-Michel Touche.

Rendez-vous le 21 juin 2019 pour une nouvelle fête de la musique entre voisins ! 

 

Mobilisation pour la journée du Grand Nettoyage au métro Passy : les habitants réclament aussi une liaison mécanique descendante

Beaucoup plus de monde cette-fois ci avec plus de 15 volontaires (dont 2 maîtres de chiens bien élevés), qui ont rempli chacun entre un et deux sacs de 50 litres de détritus et signalé toutes les déjections avec de petits drapeaux.

« Les gens laissent vraiment trop de saletés par terre ! » – Une  nouvelle volontaire

Carte postale dépôts sauvages.png

Et toujours les dépôts sauvages ! (qui eux ne rentrent pas dans les sacs…)

« C’est tellement simple pourtant de demander le retrait des encombrants sur le site spécial de la Mairie« 

Trois équipes se sont formées qui ont suivi des itinéraires différents pour nettoyer un plus grand périmètre que lors des dernières opérations, soit la quasi totalité des rues du quartier de Passy, côté Seine, depuis le bas du Trocadéro jusqu’à l’avenue de Lamballe.

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Le rassemblement en bas du  métro Passy des « ramasseurs » en gilets fluo a évidemment provoqué pas mal de curiosité et beaucoup de gens se sont arrêtés pour discuter. Du bas des marches on voyait la difficulté de certains à descendre le raide escalier du  métro direction Nation. Surtout des personnes âgées ayant du mal à marcher, mais aussi des gens chargés d’une valise ou d’un chariot de courses. A cet endroit un escalator descendant ou « descalator » serait vraiment utile ! Il serait complémentaire de celui qui monte de l’autre côté. A eux deux, ils permettrait d’accéder facilement aussi bien aux deux quais de métro qu’aux deux extrémités de la rue de l’Alboni.  C’est ce que demandent les habitant à la RATP et aux élus !

IMG_1578Voir aussi, sur le besoin de liaison mécanique pour le bas de Passy, le projet déposé par l’association au Budget Participatif de la Ville de Paris.

Journée du grand nettoyage à Passy le 9 juin 2018

Affiche 9 juin 18

Chers voisins de Passy, côté Seine, participez à cette 3ème opération citoyenne organisée par votre association de quartier Passy-Seine, pour porter le message :

« Si ce n’était pas sali, nous n’aurions pas besoin de nettoyer ! »

Rendez-vous le  samedi 9 juin à 16h, sous le métro Passy. Fin prévue à 18h.

Apportez si vous pouvez :

a) Un gilet jaune fluo

b) Une paire de gants en caoutchouc

c) Quelques sacs poubelle

d) Une bonne dose de bonne humeur

Sinon, nous fournirons !

De préférence, prévenez de votre participation par mail à comproprete.assopassyseine@gmail.com (pour que nous prévoyons pinces et autres équipements).

Venez nombreux !

L’opération de notre association se place cette fois ci dans le cadre plus large du nettoyage citoyen proposé par la Ville de Paris. Voir la carte de tous les rendez-vous proposés le 9 juin à Paris sur https://www.paris.fr/proprete.

 

Histoire du Parc et des Eaux de Passy (I)

Passy et Chaillot vus de Grenelle par GrevenbroeckNous publions une série d’articles sur l’histoire de la partie méconnue de Passy, quartier du 16ème arrondissement de Paris, située le long la Seine, entre le Pont d’Iéna et le Pont de Grenelle. Ces articles sont le développement d’une conférence donnée le 15 mars 2018 à l’initiative de l’association Passy-Seine.

***

A la place et autour du moderne Parc de Passy que nous connaissons aujourd’hui s’étendait autrefois un domaine beaucoup plus grand dédié – entre autres – aux cures d’eau ferrugineuse. A flanc de coteau s’y élevait encore il y a cent ans le magnifique hôtel du Baron Delessert, d’où il surveillait ses raffineries de sucre au XIXème siècle. Plus tard un état-major américain s’y installera, puis un ministère. A quoi tout cela ressemblait-il ? Et avant ? Où étaient les sources et l’établissement thermal ? Quelles traces avons nous sous les pieds ? Quand et comment le paysage s’est-il transformé ?

Reprenons depuis le début, quand Passy commence à bouger…

I. Passy « petit », ou les prémisses d’une grande agitation, à l’aube du XVIIIème siècle

Un village de banlieue

En 1700 Passy n’est alors qu’un modeste village des environs de Paris. On l’appelle justement Passy-Lès-Paris. Bien que près de Paris, le village en est encore nettement séparé par le grand égout qui dans l’ancien bras de la Seine descend depuis le Marais les rejets de la grande ville pour les déverser dans le fleuve (1) un peu en amont de l’actuel Pont d’Iéna.

A l’intérieur de trois rues

On dénombre à Passy 150 maisons appartenant à 108 propriétaires en 1728 (2), soit sûrement moins de 1 000 habitants. Le bourg se serre dans un triangle défini par la rue de l’Eglise, cœur du village (actuelle rue de l’Annonciation), une Grande rue (rue de Passy) qui dessert le château des chasses royales de la Muette, laquelle est reliée à Paris par la rue de la Montagne (rue Beethoven), nommée ainsi de par sa forte pente et qui continue alors après un coude jusqu’au carrefour de la Montagne (place du Costa Rica) et enfin, chemin de crête menant à Auteuil, une « rue Basse » (par opposition à la Grande rue), renommée plus tard « Haute » (par opposition à la rue Berton) : c’est l’actuelle rue Raynouard.

Plan 1731 avec rues modernes

Zoom 3 rues 1731Surplombant le Bas-Passy

Pour rejoindre le Bas-Passy, en contrebas de la falaise, outre la difficile rue de la Montagne, on peut emprunter moins dangereusement la rue du Roc (Berton) depuis le bas de la rue Basse (rue Raynouard) ! A leur jonction s’élèvent une tuilerie et un pressoir banal, celui-ci en bas du petit escalier actuel (2). La rue du Roc (Berton) descend ensuite lentement comme aujourd’hui et donne dans la bien nommée rue de Seine (d’Ankara). Mais le Bas-Passy est très peu construit. Le village reste sur la hauteur, à l’abri des débordements du fleuve. La falaise qui sépare le haut du bas Passy, très probablement formée par l’attaque des eaux de la Seine sur sa rive concave, est bien visible sur le plan de N. de Fer de 1727 ci-dessous.

Plan N. de Fer 1727 n Auteuil et Passy_ Du Moyen-Age à la Révolution - Hubert Demory

Plan de Nicolas de Fer – 1727 (1)

Grand producteur de vin

Le village vit essentiellement de ses vignobles. Grâce à ses coteaux. 606 muids produits en 1682 (2), soit l’équivalent de plus de 216 000 de nos bouteilles ! Les rues des Vignes et Vineuse en sont la trace. Les quelques grains de raisin que l’on peut encore goûter aujourd’hui avenue Marcel Proust et rue Berton révéleraient-ils l’ADN du vin de l’époque? Ce vin qui n’a pas à supporter les taxes d’octroi pour entrer dans Paris attire les habitants de la capitale dans les cabarets du village.

Percé de carrières

Passy exploite aussi des kilomètres de carrières (d’où l’impasse du même nom qui donne encore sur la rue de Passy). La géographie s’y prête car la pierre est accessible horizontalement par le flanc de la falaise et la Seine est là pour transporter les pondéreux. Sans parler de la proximité du marché parisien de la construction.

« Toutes les grosses voitures de roulage auxquelles il n’est pas permis de circuler dans l’intérieur de Paris sont forcées, pour aller rejoindre le boulevard extérieur, de monter la rue Basse qui est située sur des excavations pour la plupart menacées d’une ruine prochaine, les ciels n’ayant aucune solidité et les piliers tournés en étant presque généralement trop faibles ou écrasés. » (extrait du rapport d’Héricart de Thury,  inspecteur général des carrières  de 1810, cité par  la Société Historique d’Auteuil et de Passy)

Les affaissements de terrain ponctuels en témoignent encore, comme dramatiquement celui de 1978 qui fit treize victimes à l’angle de la rue Raynouard et de l’avenue de Lamballe. Il y aurait encore 160 mètres de souterrains sous l’Hôtel de Lamballe (5).

Sur la route du Louvre à Versailles

Le long de la Seine s’étire la route qui relie le Louvre à Versailles, puis à Chartes, future R.N.10 et dont l’actuelle avenue de Versailles porte encore le nom… Par cette voie arrivent chariots, barriques, ballots, et bêtes sur pied en quantité pour nourrir Paris. Imaginez la circulation. Poussière, cris. Le flot de marchandises vient buter sur la Barrière de Passy, dite aussi de La Conférence, au pied de la rue de la Montagne,  où l’octroi est prélevé. Embouteillage au péage ! Et au milieu de la cohue, les carrosses de la Cour de Versailles se fraient un passage à coups de fouet…

Bon air et belle vue

Mais en haut de la falaise, le long de la rue Basse (Raynouard) qui s’élève à une vingtaine de mètres au-dessus de la Seine s’étendent les belles demeures des Parisiens fortunés qui viennent le dimanche et à la belle saison prendre le bon air de la campagne. Des écoles pour enfants de la bonne société s’y installent aussi en arguant de ce bon air.

La vue sur la capitale, Grenelle et Meudon est l’autre attrait  de l’endroit. Certains propriétaires créent des servitudes de vue « non altius tollendi » empêchant la construction de bâtiments en hauteur. On retrouvera cette question lors des opérations immobilières du XXème siècle au même endroit. La géographie commande l’histoire, même à Passy ! L’Hôtel de Valentinois, en haut de la falaise et un peu en retrait, est l’une des grandes demeures qui jouit de la plus belle vue.

Hôtel de Valentinois

L’hôtel de Valentinois

Plus bas, les terrains situés entre falaise et fleuve, sont occupés par de vastes propriétés peu construites et aménagées en terrasses couvertes de jardins à la française. Il y a là deux châteaux remarquables :

Le château seigneurial de Passy

Au sud, le château seigneurial édifié en 1381 s’élève à l’angle Sud-Ouest de la rue Basse (Raynouard) et de la rue des Vignes. Il est flanqué d’une chapelle, surmontée d’un dôme.

château seigneurial de Passy

Le château seigneurial de Passy (partie du tableau de Grevenbroeck)

Son parc, immense, s’étend de la Seine à l’actuelle avenue Mozart. Derrière le parc commence déjà le domaine royal de la Muette. La partie urbanisée de Passy est donc bien petite en 1700.

Guide des amateurs et des étrangers voyageurs à Paris

Le château prendra en 1745 le nom de son propriétaire, le marquis de Boulainvilliers, dernier seigneur de Passy et dernier prévôt de Paris. Après son ravage par les troupes anglaises en 1815, le domaine sera loti à partir de 1826.

L’Hôtel de Lamballe

Mitoyen du château seigneurial, coté Nord-Est se trouve le domaine du Duc de Lauzun qui deviendra plus tard l’Hôtel de Lamballe. Ce domaine est beaucoup plus grand qu’aujourd’hui. Il comprend tout le terrain compris entre les actuelles rue Germain Sée, Berton et Ankara avec parc et potager. L’accès se fait, comme aujourd’hui pour la Résidence de l’ambassadeur de Turquie, par une grille et une allée donnant sur l’actuelle rue d’Ankara, à l’époque rue de Seine qui ne forme qu’une voie avec la rue du Roc (Berton).

L'Hotel de Lambale Passy hier

L’Hôtel de Lamballe

Le couvent des Bonshommes

Tout au Nord-Est du Bas-Passy, à moitié sur Chaillot, depuis 1659 « faux-bourg » de Paris, se trouve le couvent des Minimes, appelé familièrement « des Bons-Hommes » du fait de la modestie de leur règle. Celui-ci occupe un large territoire compris approximativement entre l’actuel jardin du Trocadéro, la rue de la Montagne (Beethoven), la rue Vineuse et la rue des Eaux.

Vue des minimes de Challiot du Coste de Passy

« Vue des Minimes de Challiot du Coste de Passy » Dessin Albert Flamen (1664)

Les Bonshommes exploitent notamment toutes les vignes à l’Est de la rue Vineuse qui couvrent l’actuelle rue Franklin et une partie de ce qui deviendra le Palais de Chaillot. On les remarque sur le plan de 1731 ci-dessus. Une plaque du bas de la rue Vineuse les mentionne toujours.

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Les Bonshommes entreposent leurs fûts dans d’anciennes carrières creusées dans la falaise. Notamment dans celles qui forment les caves de l’actuel Musée du Vin, rue des Eaux.

Les Anciennes eaux

Entre le domaine de Lamballe et le couvent des Bonshommes, se succèdent de nombreuses propriétés plus petites dont beaucoup s’étendent en longueur entre la rue Basse (Raynouard) et le quai de Passy (avenue du Président Kennedy).

Au centre de cette zone se trouve la rue des Eaux.

Usines Delessert 1824

Celle-ci est ouverte en 1650 et dénommée ainsi en raison de la découverte des premières eaux minérales de Passy. D’après la tradition,  c’est  en approfondissant le puits de sa tuilerie à l’angle du quai de Passy que Maître Le Gendre, couvreur, découvrit la première source (2).  A cette époque, et encore au moins jusqu’au milieu du XIXème siècle, la rue des Eaux a un tracé plus compliqué : elle se termine en baïonnette au moment de rejoindre la rue Basse (Raynouard).  On peut observer cette forme ci-contre en haut d’un plan de parcelles de 1824. On y constate par la même occasion l’inexistence du square de l’Alboni et de la rue Charles Dickens. Ceux-ci ne furent percés que beaucoup plus tard. Le premier en 1894 et la seconde à partir de 1912 (3). On en reparlera.

Revenons à la fin du XVIIème siècle : en 1667 la faculté reconnaît à ces eaux des vertus curatives, notamment  « pour les intempéries chaudes des viscères » (4) et comme « remède à la stérilité des femmes » . Mais les eaux de Passy, gratuites, restent encore tout à fait confidentielles.

Passage des Eaux Dessin de Jules-Adolphe Chauvet

Passage des Eaux – Dessin de Jules-Adolphe Chauvet

***

Tout va changer à partir de 1720 avec la découverte, quelques mètres plus loin, de nouvelles sources par un homme bien en Cour, le confesseur de Madame de Maintenon. La rue des Eaux devient alors pour un temps la « rue des Anciennes Eaux ». Ce sera la grande époque des « Amusemens de Passy« , de ses « folies », de ses célébrités, tout au long du XVIIIème siècle et le sujet du prochain article de cette série.

A suivre…

D.A.

Sources:

  • (1) Demory H. (2013), Auteuil et Passy, du Moyen-Age à la Révolution, L’Harmattan
  • (2) Collectif (1990), Le Parc de Passy, transformations d’un site urbain, Ministère de l’Équipement, du Logement et de la Mer
  • (3) Hillairet J. (1963), Dictionnaire historique des rues de Paris, Editions de minuit
  • (4) Hurtaut, Magny, (1779), Dictionnaire historique de la ville de Paris et de ses environs, Moutard
  • (5) Clément A., ‎Thomas G., ‎(2001), Atlas du Paris souterrain, Parigramme
  • Musée Carnavalet
  • Société Historique d’Auteuil et de Passy
  • Gallica : http://gallica.bnf.fr

 

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Des propositions pour améliorer la circulation des véhicules et des piétons

1° Créer des espaces de livraison

Tout au long des trois voies entourant le Parc de Passy les trottoirs sont très larges et même trop larges réduisant les voies de circulation.  Elles sont bordées de poteaux et les livreurs n’ont d’autres ressources que de bloquer la rue interdisant à un véhicule de se serrer pour laisser le passage. Les taxis ont beaucoup de mal à trouver un point où attendre leur client.

Pourtant des espaces inutilisés existent où pourraient être créés des espaces de livraison.

Au début de la rue d’Ankara :

Circulation

Avenue Marcel Proust où il serait possible d‘aménager un espace par exemple après le parking moto ci-dessous à gauche ou à la place du parking vélo (jamais utilisé) ci-dessous à droite qui serait ramené à côté du parking motos.

Au coin des rues Marcel Proust et René Boylesve près de la boite aux lettres :

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Et encore au bord de la place Marie de Régnier :

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2° Aménager la chicane Dickens

Il s’agit de permettre aux personnes handicapées et aux poussettes de passer de la rue René Boylesve à la rue Charles Dickens sans faire un détour fastidieux par l’avenue du Président Kennedy et cela, sans pour autant laisser le passage aux motos sur le trottoir.

Chicane

La situation actuelle est celle d’une barrière installée du côté de la rue privée Charles Dickens pour empêcher les motos des livreurs qui fonçaient dangereusement sur le trottoir. Mais elle est trop proche du passage et ne permet pas la circulation d’un fauteuil roulant  (cas d’un habitant d’un immeuble voisin ) ou d’une poussette pour jumeaux.

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L’idée serait de déplacer cette grille vers la Place Marie de Régnier qui est publique et où l’espace disponible plus large permettrait de l’installer en laissant 20 à 30 cm de largeur en plus pour le passage du fauteuil. En outre celui-ci pourrait librement continuer sur le trottoir coté Charles Dickens alors qu’aujourd’hui il tomberait de la marche formée par le trottoir au dessus de la voie et qui apparaît au bas de la photo ci-dessus. Marche très délicate aussi pour les personnes âgées.

L’obstacle continuerait à remplir son office face aux deux-roues puisqu’il obligerait leurs pilotes à mettre pied à terre, ce qui leur rendra préférable le détour normal par la rue.

3° Rendre visible les feux sur la rampe de la voie sur berge face au carrefour Ankara/ Kennedy

S’engager sur la voie sur berge depuis l’avenue Kennedy face à la rue d’Ankara  est très dangereux car le feu régulant les voitures arrivant de la voie Pompidou peut être au vert et est invisible pour ceux arrivant de l’avenue Kennedy.

Pourtant cette manœuvre se ferait en toute sécurité si la face arrière du feu qui régule l’arrivée de la voie sur berge était modifiée afin de rendre le signal visible pour les arrivants de Kennedy.

4° Rétablir l’accès du pont de Bir-Hakeim directement à partir de l’avenue René Boylesve.

Lors de la remise en service de l’avenue René Boylesve en 2003, on pouvait prendre le pont directement depuis celle-ci sans faire le détour par la place de Bolivie. Le massif de béton portant le poteau du feux tricolore était conçu pour cela.

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Depuis des poteaux en plastique ont été installés pour l’interdire obligeant à un détour de 500 mètres créateur de CO2 et autres pollutions inutiles. Cela donnerait immédiatement un accès sûr au 15ème arrondissement et ne nécessiterait que l’installation d’un feu tricolore. Ce feu améliorerait en outre la sécurité des piétons face aux voitures qui surgissent à vive allure de la voie sur berge.